Stop au “greenwashing” ! – Klementoninvesting

Certains institutionnels commencent à saturer du “green” ou de l’ESG mis à toutes les sauces. Surtout lorsque finalement, après étude, on est dans le domaine du greenwashing. Amis asset managers, soyez prudents dans votre communication car les investisseurs ne sont pas aussi naïfs que cela. Enfin, cette dénonciation du greenwashing concerne visiblement le UK actuellement : plusieurs études ou articles (Sunday Times) mettent en avant le caractère douteux de certains AM qui se disent “durables”. C’est moche ! Oui mais… le problème est actuellement le manque de clarté concernant les méthodologies pour les investissements ESG.

Les agences de notations, les émetteurs et les asset managers ont tous leurs propres méthodologies. L’auteur cite le large éventail des notations émises par les agences pour une même entreprise. Ceci implique des décisions de gestion différentes suivant que l’on suit les recommandations d’une agence de notation ou d’une autre. Mais c’est tant mieux au bout du compte. Toutes les notations ne peuvent pas être identiques. L’investisseur doit aussi élaborer sa propre notation et se forger son opinion en toute indépendance.

Autre question : doit-on aussi refuser la notation “durable” à un fonds qui investit dans les pétrolières, par exemple ? La réponse est évidemment non, le débat sur la méthode de l’exclusion revenant alors en première ligne. L’auteur est résolument en faveur de l’approche best-in-class pour permettre une meilleure gestion des risques. Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

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2 Commentaires

  1. J’ai été l’un des premiers directeurs de gestion privée chargé de commercialiser des fonds que l’on appelait tout simplement, à l’époque, « verts » et pas ISR, puis ESG. C’était chez DLP James Capel, société de bourse filiale de James Capel, société de gestion britannique, spécialiste de ce marché, mais aussi de l’indiciel, elle-même filiale d’HSBC. J’ai très vite découvert qu’une société polluante était retenue si elle avait créé une fondation. Bien sûr, les mœurs ont évolué, mais …! Comme il est suggéré dans l’article les critères sont différents, les classements multiples. De plus, l’expérience a fait que je n’ai pas remarqué de performances différentes entre ces fonds et les plus classiques. J’ai compris qu’il s’agissait surtout de marketing. Aussi, j’ai très vite dit à mes clients: « On va essayer de faire de la performance, et vous donnerez ce que vous souhaitez à des associations que vous connaissez ». Je demande très sincèrement pardon à mes nombreux amis gérants investis sur ce marché. Jean-Pierre RONDEAU Président d’Honneur de La Compagnie des CGPI. jprondeau@orange.fr

  2. Ce greenwashing est partout présent en France, c’est saturant, et surtout en lisant entre les lignes, c’est un argument commercial pour redonner une seconde jeunesse à la collecte (après 2018…), comme si l’ISR était le Saint Graal.

    On a écrit nos engagements RSE/ISR en 2011, et c’est plus large que les fonds eux-mêmes. Cela étant dit, Morningstar fait désormais pour chaque fonds un gros focus ISR/ESG, ce n’est pas neutre. Si on voulait aller plus loin, il ne faudrait prendre aucune action US puisque les USA vont sortir des accords de Paris concrètement dans les prochains jours. Et ne prendre aucune action bancaire, directe ou indirecte : elles jouent aussi sur les matières premières, dont les matières premières agricoles. Est-ce raisonnable de faire du trading sur ces denrées (même si elles sont cotées) ? Non…..

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