Vers un rallye de fin d’année ? – Pascal Bernachon, Allocations et Conseils

Alors que certains indicateurs macroéconomiques restent dans des zones de contraction ou proches de celle-ci comme les indices PMI Manufacturiers, quelques notes d’espoir laissent entrevoir une potentielle amélioration au dernier trimestre et pour 2020 pour la croissance mondiale.

Certes, encore sous le coup de révision en baisse mais annoncée supérieure à 2019. Au regard des sous-investissements en actions des grands épargnants, rien ne permet d‘exclure un court rallye de fin d’année même limité et réveillant quelques cycliques et valeurs dites “Value”. Ceci aidé par un environnement politique plus complaisant, écartant « un hard brexit » et une accalmie dans la guerre commerciale sino-américaine. Mr Trump, soit désireux de fanfaronner sur une pseudo victoire pour affronter les élections, soit ayant compris que les entreprises comme les ménages US sont les victimes de son ego.

Ne nous trompons pas ! D’une part, la croissance mondiale restera sous son potentiel passé et nous ne retrouverons pas les taux de la dernière décennie, d’autre part, en dépit des formidables ressorts de l’économie US, sa mainmise sur le globe s’amenuisera indiscutablement au fil des ans. La volonté de dé-dollarisation de nombreux pays, permettant à l’euro de retrouver une part croissante dans les réserves de change mondiales en est déjà la preuve comme la montée du Yuan.

Croissance faible implique des espérances bénéficiaires revues en baisse et donc une valorisation normale des actions, ceci explique pourquoi nous entrevoyons une fenêtre pour la prise de risque et non pas une large baie vitrée. La remontée rapide de 40 centimes du rendement de l’OAT en est la preuve complémentaire.

In fine, c‘est bien la consommation des ménages qui est l’un des principaux vecteurs de la croissance. L’investissement marque le pas et c’est pourtant lui qui est source de croissance future. Les monstrueux programmes de rachats d’actions pourraient bien se tarir aux Etats-Unis et ce fut incontestablement une bonne partie de la progression du S&P 500.

2020, année électorale américaine où toute avancée des démocrates pourrait être négative pour Wall Street. Profitons de cette brise de court terme dans un monde mouvant où paradoxalement tant d’un point de vue boursier que d’un point de vue géopolitique, l’Europe pourrait avoir sa revanche, enfin obligée d‘exister par elle même.


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Pascal Bernachon
A propos de Pascal Bernachon 5 Articles
Pascal Bernachon dispose d’une grande expérience dans la gestion d’actifs qu’il doit notamment à son parcours auprès de nombreuses banques et sociétés de gestion, que ce soit Barclays, Dresdner ou encore Richelieu Gestion. Richelieu Gestion où il était Directeur de la gestion et gérait en parallèle gérant de KBL Richelieu Flexible (SICAV) depuis mars 2011.

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