Les taux quasi nuls ne sont pas bons pour la croissance – Ernest Liu et al, Project Syndicate

Eux n’aiment pas les taux nuls. Qui sont-ils ? Ils sont de plus en plus nombreux : certains banquiers centraux, certains économistes, les banques… Pourquoi les auteurs de cet article nous semblent-ils intéressants ? Il franchissent une étape dans la description des effets négatifs de taux mickey.

L’un des impacts concerne les valorisations des actifs. Faisant traditionnellement appel à l’actif sans risque pour l’actualisation des cash flows futurs, les DCF sont un peu perturbés par des taux d’actualisation de plus en plus faibles. D’où des objectifs de valorisations sans cesse revus à la hausse à flux constants. Ceci touche les valorisations boursières mais aussi les TRI des décisions d’investissements pour les entreprises. Ces capex doivent permettre une croissance de la productivité et tout le monde est content.

Mais la faiblesse des taux peut aussi inciter à des opérations de fusions acquisitions de la part des entreprises, notamment les leaders sur leur segment. Selon les auteurs, la concentration qui résulte de ces rapprochements entre firmes, résulte en une sous-efficience qui ralentit la croissance économique globale. Ces observations sont faites depuis les 80s par les auteurs qui montrent une relation établie entre l’accélération des M&A et la baisse des taux jusqu’à présent.

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1 Commentaire

  1. Cette analyse ne prend pas en compte ni le changement de paradigme que va vivre l’humanité avec les transitions climatiques, démographiques et scientifiques, ni l’aspiration des jeunes générations pour une quête de sens et non plus seulement une quête de richesse.
    Si on intègre ces éléments l’accentuation durable de la baisse des taux est la seule politique susceptible de sauver la cohésion sociale dans les pays développés.

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