Théorie des jeux et cybersécurité : couple gagnant ! – Edouard Vidon, Céline Rochon, Banque de France

L’importance de la cybersécurité est mise en avant par l’ensemble des régulateurs. L’impact pourrait être compris entre 10% et 50% des bénéfices des institutions financières. Le sujet crucial est la coordination des acteurs pour faire face à des cyber-risques, excessivement divers et variés. Oui mais comment parler de coordination si les attaques proviennent d’une concurrence entre Etats ? Comment détecter les menaces, s’en protéger et rétablir la normalité après une attaque ? Quel rapport avec la théorie des jeux ? Dans le cadre d’une cyberattaque de la part d’un Etat, il y a par définition une asymétrie. Cette asymétrie peut alors être adressée par une “coopération conditionnelle”, plus communément appelée “je te tiens par la barbichette…”. Pour les attaques non étatiques, il existe différentes analyses. La version dilemme du prisonnier : le maintien de la confidentialité au sujet des menaces, aboutit à un sous-équilibre non optimal. La version chasse au cerf : les bénéfices obtenus avec la coopération sur le sujet d’une traque en cybercriminalité sont supérieurs, à condition d’être caractérisés par une confiance mutuelle entre les acteurs. Comment encourager la confiance ? Seuls les Etats ou les régulateurs peuvent favoriser un tel contexte de confiance.

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