Bill Gross a-t-il fait de l’alpha au cour de sa carrière ? – Richard Dewey et Aaron Brown, Quantpedia

Alors oui mais en fait… ça dépend. Il faut oser s’attaquer à une telle question. Les auteurs l’ont fait, comme d’autres l’ont fait au préalable pour Buffett. Leur idée est plus simplement de faire avancer la réflexion sur l’estimation de l’alpha d’un gérant, dans le cas général. Afin d’appuyer leurs raisonnements, ils se penchent sur l’étude des performances de gérants incontournables. D’où Gross et Buffett. Donc, dans le cas présent, il s’agit d’analyser l’alpha d’un gérant obligataire. De 1987 à 2014, Bill Gross, à l’époque chez Pimco, a réalisé un alpha annuel de 1,33% versus l’indice Barclays US credit. Le gérant “superstar” expliquait ses 3 grands principes : prendre plus de risque de crédit que son benchmark, être plus exposé à 5 ans qu’à 30 ans, et être long d’actifs à convexité négative (mortgage par exemple).

Les auteurs parviennent à expliquer 89% de la variance mensuelle de la performance de Gross sur 27 ans. Donc Bill Gross a fait de l’alpha mais… quand ? Surtout dans les marchés haussiers pour les 3 facteurs ci-dessus, selon l’étude. Il aurait même eu un market timing un peu défaillant. Oups ! Poursuivez donc votre lecture de cette étude car elle tente aussi d’apporter des éléments de réflexion quant à la sélection de gérants. Notamment en abordant les questions suivantes : que peut-on dire de l’efficience des marchés fixed-income ? Est-ce que son track record est meilleur que ne le laissent anticiper les facteurs sous-jacents ? Et quelle est l’analyse de cela si l’on adopte le point de vue de l’investisseur ?

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