Un cas d’école de gouvernance actionnariale – Alan Brett et Matt Moscardi, MSCI

L’actionnariat activiste n’est pas nouveau. Lorsque j’ai fait mes débuts comme analyste actions il y a un certain temps (…), l’ADAM (Association de Défense des Actionnaires Minoritaires), fièrement créée et représentée par Colette Neuville en 1991, cassait les pieds de nombreux top managers de la cote française. Que l’on en pense du bien ou pas, elle avait le mérite d’exister. Encore avant l’ADAM, nous vous renverrons à vos chères études concernant la théorie de l’agence datant de 1976 (Jensen et Meckling). Donc la gouvernance a été, est et sera toujours le noeud de la relation entre les dirigeants de l’entreprise et leurs actionnaires. Certains gérants se sont toujours intéressés à cette question, en se déplaçant aux assemblées générales pour, a minima, prendre la température de la société dans laquelle ils sont investis. Il est exact que cette pratique s’est amenuisée, pour devenir désuète. Elle revient en force et c’est tant mieux au travers de la lettre “G” de ESG. Il était temps que les gérants se rappellent aussi ce pourquoi ils oeuvrent, à savoir le financement des entreprises. Il est amusant de confronter le succès du private equity avec le côté public de la cote qui souffre du manque d’IPO. Car le private equity n’est rien d’autre que de l’actionnariat activiste.

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