Le biais induit par les indices – Anil Kashyap et al, Vox

L’article qui suit postule que les entreprises appartenant à un indice boursier n’ont pas le même coût moyen pondéré du capital (WACC) que celles qui n’appartiennent à aucun indice. D’où un biais. Voilà qui intrigue ! Surtout dans un contexte où les gestions passives affichent une croissance des encours qui laisse sur place la gestion active. Double peine pour la gestion traditionnelle : d’une part des frais de gestion sensiblement supérieurs à ceux de la gestion passive, et en plus une valorisation des actions sous-jacentes moins favorable que celles appartenant à un indice. Mais quelle est donc l’explication théorique qui sous-tend ce raisonnement ? Les auteurs sont partis du constat selon lequel une entreprise qui investit produit plus de valeur pour son actionnaire si elle est membre d’un indice. Cela implique aussi que les entreprises d’un indice peuvent accéder à des investissements plus attractifs. L’explication d’un tel écart proviendrait des gérants d’actifs qui cherchent à diversifier leurs risques et le font sans prendre en considération les caractéristiques fondamentales ayant trait aux cash flows notamment. Le cas extrême est, bien sûr, celui des trackers qui achètent sans discrimination aucune. Les auteurs évoquent ainsi la “subvention des investissements” effectuée par les asset managers. Si les auteurs étayent leur raisonnement, ils reconnaissent volontiers, qu’à ce stade, ils doivent encore chiffrer cet impact d’appartenance au benchmark et montrer que cela peut aussi influencer les multiples lors d’une opération de M&A.

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