La sous-traitance : enjeu de tous les temps – Giuseppe Berlingieri et al, Vox

La décision de sous-traiter a toujours été un enjeu majeur pour les entreprises. Quelle part de valeur ajoutée une entreprise accepte-t-elle d’abandonner ? A contrario, quand une entreprise doit-elle intégrer son fournisseur ? Les raisons pour la sous-traitance sont assez évidentes : a priori, le sous-traitant est capable d’afficher un coût de production moindre que le vôtre. Donc, vous lui confiez cette activité, au risque de vous trouver confronté à certaines difficultés, comme la rupture de la chaîne d’approvisionnement ou la gestion d’un réseau de sous-traitants beaucoup trop vaste. A force de trop sous-traiter, certaines industries ne produisent plus en direct et n’ont plus qu’un rôle d’assembleur et de distributeur. L’article qui suit part du principe que la décision de sous-traitance est également liée à la contribution du bien sous-traité dans la chaîne de coût ou de valeur. Autrement dit, on ne sous-traite pas les éléments les plus “cost intensive” et on les produit soi-même. Pourquoi pas… mais il y a un élément certain qui pourrait conduire à l’intégration de la sous-traitance ! La loi “devoir de vigilance” qui impose aux entreprises françaises de plus de 5000 salariés en France de cartographier les risques juridiques liés à l’opérationnel et aux achats. Les entreprises doivent donc auditer leurs sous-traitants et parfois même, les sous-traitants des sous-traitants pour effectuer cette cartographie des risques. Comme il ne faut pas s’en arrêter à la cartographie, la gestion de ces risques pourra peut-être passer par l’intégration des fournisseurs afin de mieux les contrôler.

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