Peut-on prévoir les surprises ? – Rohit Mendiratta et George Bonne

Cette saison des résultats devrait être caractérisée par un retournement de tendances. L’explication pourrait être la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis. A la date du 1er février, Factset recense 46% d’entreprises ayant publié leurs résultats. Parmi elles, 70% publient des profits supérieurs aux attentes. Certes, l’on est en-dessous de la moyenne à 5 ans. Mais, tout de même, on ne peut pas dire que les entreprises à ce jour, aient été touchées en 2018 par un quelconque ralentissement. Il y a donc beaucoup de bonnes surprises, à l’instar de Facebook qui a bondi de 10,8% le lendemain de sa publication. L’article qui suit fait un bon jeu de mots en disant que “nous ne devons être surpris que par nos surprises”… Pourquoi ? Parce que traditionnellement, les publications de résultats sont meilleures qu’attendues aux US comparé aux autres régions et surtout sur les large cap. Et comment réagissent les cours suite aux annonces de surprises ? Si la surprise est bonne, le cours monte. Le cours monte d’ailleurs plus lorsque les anticipations étaient mauvaises. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit pour Facebook. Si la surprise est négative, le cours baisse. Le cours baissera d’autant plus que la mauvaise surprise n’était pas attendue. Alors, on a l’impression d’enfoncer une porte ouverte en relatant des résultats salués par la bourse ou au contraire sanctionnés par la bourse. Pourtant, il n’y a rien d’automatique. Un cours peut baisser à la suite d’une bonne publication parce que les investisseurs prennent leurs profits et arbitrent un titre contre un autre. Donc, on ne peut pas prévoir les surprises.

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