L’IA et l’expérience d’un gérant – Dan Philps, CFA Institute

L’article qui suit est “un brin” provocateur et peut être rangé dans la catégorie “threatening” pour les asset managers. Un peu comme avec un livre de Maxime Chattam, cherchons à nous faire peur deux minutes. Le sujet crucial en analyse et en gestion est “l’expérience” ou encore “la mémoire des marchés, des valeurs, des cycles boursiers”. C’est frustrant pour un junior et valorisant pour un sénior, mais c’est indéniable : les “vieux” sont meilleurs que les “jeunes” en asset management. Le “deep learning” ou le “continual learning” permettent à une intelligence artificielle d’apprendre et d’acquérir ainsi de l’expérience. Cette expérience de l’IA serait, selon l’auteur, “objective” car dénuée de biais comportementaux. Ceci mettrait alors tout le monde d’accord : plus de gestion passive ou active et seulement une gestion IA efficiente. Mouais, cela me rappelle l’émergence des fonds quantitatifs qui étaient censés balayer les fonds traditionnels en raison de leur rationalité de calculs. Quelques années plus tard, les gérants traditionnels sont encore de ce monde. L’idée n’est pas de remettre en question la puissance de l’intelligence artificielle mais d’alerter quant à son “objectivité infaillible” dont il est question dans cet article. L’expérience nous dira si les gérants actifs sont capables de faire la preuve de leur expérience subjective mais rentable.

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