Vous voulez vous offrir un pont ? – Paul Kovarsky, CFA Institute

Les actifs illiquides non cotés occupent une place grandissante dans les stratégies des investisseurs institutionnels. Rien de nouveau à cela. Les infrastructures sont généralement caractérisées par une génération de cash flows stables, engendrés par une moindre dépendance au cycle économique. Leur faible corrélation avec les autres actifs a fait des infrastructures une source de diversification des portefeuilles. Ces investissements ne peuvent être portés que par des acteurs qui ont un long horizon de placement en raison de la longueur du processus. L’investissement dans une entreprise cotée spécialisée dans la réalisation d’infrastructures est possible. Mais rares sont les pure players et la superposition des projets à différentes échéances peut perturber la lecture pour l’investisseur. Le revers de la médaille est la liquidité excessivement faible de cette classe d’actif. Les fonds infrastructures opèrent alors l’interface entre les projets d’infrastructures et les investisseurs. Ces fonds envisagent d’ailleurs à terme de coter certains actifs une fois ceux-ci parvenus à maturité d’exploitation. En raison de l’engouement des investisseurs, les projets de grande envergure de cette classe d’actifs sont fortement valorisés. Il est alors nécessaire de prendre en considération des projets de moyenne ou de petite taille. Le risque intrinsèque de ces projets étant accru, leur rendement doit donc être plus grand. Les ressources nécessaires à l’étude de ces projets “moyens” en amont de la décision d’investissement doivent aussi être plus nombreuses.

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