Gouvernance et rémunération des dirigeants – AMF

Simple hasard de calendrier, mais l’AMF publie son rapport 2018 sur la gouvernance d’entreprise et la rémunération des dirigeants des sociétés cotées. 2018 a été repérée par l’AMF comme une année au cours de laquelle un nombre important de mandats de dirigeants d’entreprises du SBF120 arrivait à échéance. Premier point d’étude : l’entreprise a-t-elle mis en place un plan de succession ? La réponse est positive, à l’exception d’une seule entreprise. Ce plan de succession n’est pas souvent détaillé. Qui s’en étonnerait ? Les entreprises françaises attachent une grande importance à la confidentialité des dauphins ou autres aspirants à la succession des cadres dirigeants des entreprises. Cela revêt même parfois un caractère politique, qui ne sera pas forcément dévoilé à l’actionnaire minoritaire. Mais l’AMF compte sur les comités de gouvernance pour améliorer ce point et pointer les pistes d’amélioration de cette partie de la gouvernance globale de l’entreprise considérée. Dans tous les cas, l’AMF demande de nombreux éclaircissements. Et pour la rémunération des dirigeants ? Là, ça coince aussi. Par exemple, l’interruption du contrat de travail suite à l’évolution comme mandataire social n’est pas souvent appliquée. ou encore des indemnités de départ sur une période qui n’est pas conforme aux prescriptions légales. Je vous laisse le soin de consulter, dans ce rapport, le nom des sociétés qui prennent des libertés d’interprétations des textes. Donc, les investisseurs doivent contribuer aussi, par leur engagement et leur connaissance des entreprises dans lesquelles ils investissent, à influer sur la gouvernance de ces entreprises cotées.

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