Marchés émergents sur le long terme

Ils déclinent généralement très vite lorsque ralentissement économique ou volatilité reviennent dans les gros titres. Les fondamentaux de ces marchés sont-ils si instables ? Certainement pas ! Leur part dans le PIB mondial est en croissance permanente. Les pays émergents sont pourtant trop largement sous-pondérés dans les indices globaux, au regard de leur part dans l’économie mondiale. Enfin, les gestions actives ont une part de marché plus importante que les gestions passives. De façon générale, sur les émergents, il est probablement préférable d’investir de façon discriminante et non systématique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 Commentaires

  1. Le problème est que le coeur de la finance (+90% des capitaux, des acteurs) est, et pratique de manière historique et ultra concentrée les marchés « occidentaux » (un terme qui a disparu) et qu’ils ne connaissent absolument pas les pays émergents auxquels ils ne se sont en réalité jamais vraiment intéressés.

    Le monde financier et le monde politique dominants n’ont pas compris, n’ont toujours pas vu ou pas voulu voir ces zones, ces pays pourtant si dynamiques émerger et prendre une importance croissante jusqu’à occuper aujourd’hui de fait une position de leader, de nouveau moteur du dynamisme et du développement économique et social du monde. La dépendance à ces zones est devenue totale. La meilleure preuve étant que nous espérons et nous misons sur la poursuite de leur croissance pour nous tirer du marasme et voire de la récession. Nous attendons qu’ils viennent investir, financer nos entreprises, nos infrastructures et nos économies, nos Etats monstrueusement endettés et embourbés dans la stagnation avec +/-1% de croissance en moyenne sur plus d’un siècle. Que les émergents faiblissent, ralentissent, arrêtent de nous financer et de nous offrir leurs ressources, leurs gigantesques marchés et nous tombons immédiatement en difficulté.

    Le deuxième problème est lié au fait qu’il faut une vision, une approche globalisée (mondialisée) et de long terme lorsqu’on prétend « investir », ce qui manifestement fait défaut dans notre monde actuel où tout le monde veut tout et tout de suite, sans efforts, sans prise de risques, sans devoir raisonner ni travailler, sans contribuer, à l’heure de l’instantanéité d’Internet et du virtuel.

    Il n’est donc pas étonnant du tout de constater comme vous le mentionnez cet écart entre le monde « réel » et le monde « virtuel » avec un système financier qui n’est plus ce qu’il était à l’origine : un système pour susciter et favoriser l’investissement dans le but d’apporter le développement économique et social aux humains (ce qui demande un peu plus de temps que nos traitements informatiques et Internet); il ne remplit plus cette mission car avec le temps il est devenu le royaume du jeu et de la spéculation, où l’on joue des « coups » autour d’une table et où tout est finalement devenu totalement virtuel à l’image du trading à haute fréquence, avec une Bourse, ses produits et ses acteurs jouant non plus sur les « valeurs » intrinsèques, les valeurs réelles de la Vie (la valeur ajoutée), mais sur les volumes d’opérations et sur la composante « temps » puisque finalement tout se joue sur une valeur produite par un algorithme et une situation indiquée par ordinateur, pour un instant « t » (à la nano/pico seconde près). Un système où tout se joue donc finalement et fondamentalement sur les moments d’entrée et de sortie et les comportements de quelques acteurs établis et dominant le système.

    Il ne faut donc pas s’étonner du gouffre qui s’est créé, ni bien sûr de la volatilité qu’on a finalement introduit dans le système.

    La question à présent est : le système financier (et politique) actuel est-il en capacité de nous apporter les moyens de surmonter les défis (très concrets et très réels) à relever pour assurer un développement économique et social, pour assurer le « progrès » ou même peut-être tout simplement la survie pour notre humanité sur notre planète ?

    Pour revenir sur les émergents, même une « brute » de la finance, sur la base de ses principes et de ses règles d’or, sur base d’une analyse de pure rationalité répétée à l’envie, devrait exploiter les potentiels disponibles, diluer ses risques, diversifier son portefeuille à l’échelle du monde et de ce qu’il est aujourd’hui et sera dans la/les décennies à venir.

    Think diferent, go out of the box !

    Il faut s’intéresser et investir beaucoup plus dans les « émergents ». Une évidence, non ?

    • Tout d’abord, un grand merci, Pierre, pour ce commentaire étayé, qui alimente utilement la conversation et la réflexion !
      Il est exact que les investisseurs s’éloignent parfois de ces principes de gestion élémentaires. La diversification, la prise de risques, l’objectif final des investissements n’ont clairement pas la même signification pour tous.
      L’asset management est en profonde mutation. Les motivations profondes et réelles de cette industrie doivent donc s’adapter rapidement, très rapidement.
      Ceci augure d’autres conversations et d’autres échanges avec vous et avec l’ensemble de nos lecteurs.

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