Gestion et environnement : quels enjeux ? – Nathalie Renson, The Daily Finance

Il ne sert plus à rien de chercher de fausses excuses pour ne pas prendre en considération les investissements dans l’économie environnementale. FTSE Russell vient de publier une étude sur les caractéristiques des sociétés cotées appartenant au domaine de la « green economy ». Ils ont sélectionné 6 vocables permettant de définir ces entreprises : croissance, diversification, surperformance, globalité, diversité sectorielle et enfin profondeur.

A horizon 2030, ce sont quelques 90 000 Mds USD qui seront investis dans les secteurs dits « environnementaux » afin d’éviter que la température moyenne de notre planète augmente de plus de deux degrés. Le terrain de jeu est donc vaste : vaste pour les entreprises elles-mêmes et bien sûr vaste aussi pour les investisseurs. En termes de capitalisations boursières, FTSE Russell estime que cet univers de valeurs représente 6% des indices globaux. 3000 entreprises sont au minimum concernées si l’on s’attache par exemple aux secteurs de l’énergie renouvelable, de l’efficacité énergétique, de l’eau, des déchets et de la pollution.

En parallèle de ces entreprises occupées à trouver des alternatives énergétiques de long terme, le monde boursier des énergies fossiles tend à perdre de sa superbe dans les indices. En effet, le secteur des énergies fossiles représente actuellement 7% de la capitalisation boursière mondiale. Cette part devrait rester stable au cours de la prochaine décennie. Pour les entreprises « green economy », les 6% d’aujourd’hui devraient évoluer vers 10% si les 90 000 Mds USD sont effectivement dépensés.

Les investisseurs peuvent donc y trouver leur bonheur en raison de la diversité des entreprises cotées. Ainsi, toutes les tailles de capitalisation sont représentées. S’il est exact que les large cap sont majoritaires avec 62% de l’effectif, les mid cap comptent tout de même pour 23% et les small caps pour 16%. La diversification sectorielle y est également abondante : les utilities, les industries classiques, les transports, l’agriculture…

Ce qui peut surprendre en parcourant cette étude, c’est la prépondérance des acteurs américains dans cette cartographie des entreprises « environnementales ». 43% des entreprises sont d’origine américaine. Les autres pays viennent loin derrière avec le Japon (13%) et la Chine (12%). FTSE Russell compare cette pondération géographique à celle que l’on peut observer dans les indices actions globaux. Les US sont en ligne avec les indices classiques. En revanche, le Japon et la Chine sont en sous-pondération. Mais bonne nouvelle : l’Europe occupe bien la deuxième place, si l’on agrège les différents pays qui la constituent. La France est d’ailleurs mieux représentée dans cette green economy que dans un indice classique.

Enfin, le nerf de la guerre pour les investisseurs : la performance boursière ! FTSE Russell récapitule les parcours des différents indices, notamment sur les 5 dernières années. Cette surperformance va jusqu’à 14% en comparaison avec les valeurs classiques.

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Nathalie Renson
A propos Nathalie Renson 18 Articles
En tant qu’investisseur sur les marchés financiers, Nathalie Renson est toujours en quête d’informations financières et souhaite les partager. C’est pourquoi elle contribue à The Daily Finance. Analyste equities au début de sa carrière, puis sur les marchés obligataires, Nathalie a ensuite géré plusieurs fonds en multigestion, notamment.

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  1. 31/05/2018 - Gestion et environnement : quels enjeux ? – Nathalie Renson, The Daily Finance - Finalpha

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